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Elvin P-Leez 4tet

16 mars

Elvin Bironien (b), Laurent Coulondre (p), Ralph Lavital (g), Pierre-Alain Tocannier (d)

Label / Distribution : Autoproduction

Co-fondateur, avec Thibaud Dufoy et Arnaud Dolmen, du FDH trio, Elvin Bironien est, depuis, passé par plusieurs expériences musicales, dont le Dorliz trio (avec le tromboniste Teddy Doris et le batteur Laurent Emmanuel « Tilo » Bertholo) et cet Elvin P-Leez 4tet, dont il est à la fois le fondateur et le leader.

L’intitulé de cette formation ne laisse pourtant pas présager de sa place dans le groupe. Elvin Bironien l’avait au départ appelée « P-Leez 4et », et ce n’est que sous l’insistance des autres musiciens qu’il a finalement décidé d’y faire figurer ne serait-ce que son prénom. Timidité de bassiste, avoue-t-il. Or, même si ce sont le guitariste, Ralph Lavital, et le pianiste, Laurent Coulondre, qui sont mis en avant, on voit que les figures de Linley Marthe, Étienne M’Bappé ou encore Michel Alibo ne sont pas loin. Le choix de la basse électrique y est, bien entendu, pour beaucoup et, s’il n’y a que peu de chorus à la basse, celle-ci soutient fermement, par des lignes qui donnent une couleur jazz-rock et avec la batterie de Pierre-Alain Tocannier, les six pistes de ce disque.

On pourrait éventuellement reprocher à ce groupe d’officier dans un genre éculé. Mais, hormis « JSB » qui pourrait, à certains moments, ravir les nostalgiques d’UZEB, il n’y a rien de poussiéreux dans ce quartet, qui s’affiche clairement comme appartenant au style « fusion ». D’un bout à l’autre de 16 mars, ces ex-Toulousains (à l’exception de Ralph Lavital) montés à Paris invitent une multitude d’univers ultramarins à peupler leur imaginaire. On y croise, outre les incontournables du genre, tout une esthétique en lien avec avec les Caraïbes et l’Afrique, et qui est conçue comme un melting-pot bouillonnant.

Dans ce registre, on aurait volontiers imaginé un clavier électrique. C’est pourtant au piano que Laurent Coulondre œuvre très majoritairement ici. Le résultat est agréable mais, coïncidence ou pas, c’est avec « Toile », dernier morceau de cet EP vraisemblablement annonciateur d’un prochain album, et son chorus teinté de psychédélisme que la formule réussit le mieux. Mais ces 4’27 passent bien vite… La poésie et la douceur auraient gagné à un atterrissage moins rapide.

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